Le futur peut-il s’écrire sans l’Intelligence Artificielle ?

L’Intelligence Artificielle (IA) se trouve de plus en plus présente dans notre quotidien. Elle prend doucement sa place dans le secteur médical, judiciaire et même artistique. Entre machine à fantasme et réalité, qu’elles sont les véritables possibilités de l’IA ?  Continuer à lire … « Le futur peut-il s’écrire sans l’Intelligence Artificielle ? »

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Lee Sedol, meilleur joueur de go au monde s’incline face à Alpha Go

La machine est plus forte que les meilleurs joueurs d’échecs au monde. A quel jeu complexe maintenant peut-elle défier l’Homme? Pas le choix, il faut passer au jeu de go pour en connaître la réponse. Continuer à lire … « Lee Sedol, meilleur joueur de go au monde s’incline face à Alpha Go »

Garry Kasparov mit échec et mat par Deep Blue

En 1997, Deep Blue bat le champion du monde des échecs, Garry Kasparov. Un combat mythique qui restera dans les annales comme une des premières victoires de la machine sur l’homme. Allons en savoir un plus.

 


Qu’est-ce que Deep Blue ?
Deep Blue est l’aboutissement du projet ChipTest, lancé par les étudiants Feng-hsiung Hsu, Murray Campbell et Thomas Anantharaman au laboratoire de l’Université Carnegie-Mellon de Pittsburg en Pennsylvanie en 1985. La seconde version du projet se nomme ChipTest-M. Il intègre une partie de microprogrammation qui permet de calculer 10 fois plus de coups par seconde. Elle a pu remporter la finale du championnat Nord-Américain d’échecs d’ordinateur de 1987.

Renommé Deep Thought (Pensée profonde) en 1988, en référence au livre Le Guide du voyageur galactique de Douglas Adams. Il est maintenant capable de calculer 720 000 coups par seconde. Deep Thought 1 remporta le championnat nord-américain de 1988 et le championnat du monde de 1989. Deep Throught 2 pouvait quand à lui calculer un demi-milliard de positions par coups. Une machine qui tape dans l’oeil d’IBM qui l’intègre dans son équipe. Il prendra son nom définitif, Deep Blue, en 1993.


Qu’est-ce que c’est comme machine ?
Deep Blue est un superordinateur IBM basé sur une technologie  de type RS/6000 32 cores pour le calcul pur et 8 coprocesseurs dédiés aux échecs avec 480 circuits spécialisés VLSI, capable d’évaluer 200 millions de positions par seconde, avec une puissance de 11,4 gigaflop/s, (classé 259e dans la liste TOP 500 des superordinateurs les plus puissants en juin 1997) pouvant calculer entre 100 et 300 millions de coups par seconde (contre 2/s pour un humain).

En 1996, la machine mesurait près de 2 mètres de haut pour 700 kg. En 1997, elle a un peu changé avec 1,80 m et pesait 1,4 tonne. Il fallait 20 personnes pour permettre son fonctionnement.

Vidéo Ina


Une revanche obligeant Garry Kasparov à se déclarer forfait
Garry Kasparov, six fois champion du monde, est un homme qui aime relever des défis.  Il accepte d’affronter la machine contre 500 000$, sous forme de deux matchs de six parties d’échecs. Le 10 au 17 février 1996 à Philadelphie, Deep Blue perd le match contre le champion du monde en titre (4-2). Une année plus tard, du 3 au 11 mai 1997, à New-York, dans un studio de télévision au 35e étage d’un bâtiment, sous les caméras, la revanche a lieu. C’est autour du champion russe de s’avouer vaincu (3,5–2,5).


La polémique sur la victoire de Deep Blue
Mais certains diront que c’était hors des conditions exigées lors des championnats du monde. Le champion conteste le résultat. Il argue qu’il n’a pas eu accès à l’ensemble des parties que la machine a faîtes. Le joueur a également changé sa tactique qui sera retournée contre lui. Il soutient que quelqu’un jouait à la place de la machine pour certains coups cela serait l’ancien champion du monde et ennemi du praticien, Anatoly Karpov. La machine aidée des informaticiens a appris au cours des parties et s’est adaptée.

Désireux de faire toute la lumière sur le comportement de Deeper Blue, Kasparov a demandé qu’IBM produise les logs de « toutes » les parties du supercalculateur. En 2012, le statisticien américain Nate Silver explique dans son livre «The Signal And The Noise» (en français, «Le signal et le bruit») que la machine a subi un bug. Face à son impuissance à choisir la meilleure position, la machine a joué au hasard. Ce choix à destabiliser  le champion.

IBM a fourni uniquement l’historique de la 5e partie L’ordinateur ayant été démantelé et ses concepteurs assignés à d’autres projets, il n’a pas été possible d’organiser un match revanche, en dépit des demandes de Garry Kasparov. Le coup de pub pour la marque a été réalisé et cela est suffisant.


Une expérience qui ouvre la porte aux logiciels 
Deep Blue a donné naissance à de nombreux programmes comme Rybka, Houdini, Stockfish ou Deep Junior. Ils peuvent se vendre de façon individuelle ou se joue sur internet. Du 25 novembre au 5 décembre 2006, le champion du monde russe, Vladimir Kramnik, a affronté le logiciel Deep Fritz, à la National Art Gallery, à Bonn. Le petit logiciel, en version 10, vendu  55.00€ dans le commerce, a gagné avec 4 matchs nuls et 2 défaites. La machine tournait juste avec 4 processeurs permettant de calculer de 8 à 10 millions de positions par seconde, soit trois fois plus qu’en 2002. Il se doutait bien que le combat ne sera pas facile. Il avait affronté sa version précédente en 2002 et cela s’est fini en match nul. Le cycle continue en 2005, le Britannique Michael Adams, classé dans le Top 10 mondial, perd face à Hydra, 5,5 points à 0,5. Depuis, on ne compte plus les parties illustrant la suprématie de l’outil face aux joueurs professionnels.

Garry Kasparov confiait au Figaro le 3 mai 1997 : «Au mieux de ma forme, l’ordinateur capable de me battre n’est pas encore construit». Son deuxième match a prouvé le contraire. Mais est-ce que cela veut dire que la puce à supplanter le neurone ? L’avenir nous le dira.